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Appel du FFR 26 mai, 2009

Posté par La Voix des martyrs dans : Communiqué , trackback

 TANDJA HALTE AU BANDITISME CONSTITUTIONNEL 

Le Front des Forces de Redressement (FFR) suit avec beaucoup d’intérêt la nouvelle situation qui est en train de prévaloir au Niger et relève avec beaucoup d’inquiétude que les tensions sociales nées de la dérive autoritaire du pouvoir central se font grandissantes et s’étendent comme une traînée de poudre à l’ensemble des régions. Cet état de fait dont les enjeux sont la préservation de l’ordre constitutionnel fait craindre le pire pour la paix dans le pays, et dans le nord en particulier.

Nous observons également, mieux vaut tard que jamais, que nos frères des autres régions se rendent enfin compte de la réalité évidente que nous dénoncions depuis longtemps et qui nous a contraint à recourir à la force en 2007 pour défendre notre survie et nos droits : Tandja Mamadou et tout le système qui le supporte sont les produits naturels de la force et de la violence, pétris et moulés dans la culture coloniale, incapables de conduite démocratique et de respect des valeurs républicaines.  

Nous mettons à son actif, d’avoir été à l’origine de toutes les rebellions armées au Niger, d’abord en tant que préfet de Tahoua puis ministre de l’intérieur et enfin chef de l’Etat, et cela en abusant de l’autorité de l’Etat qu’il réduit, toujours et partout, à sa propre personne.

Voilà qu’il reconduit l’état d’alerte dans le nord, alors même que pour une fois depuis le début des hostilités, en 2007, un espoir de retour à la paix et à la réconciliation nationale se fait jour grâce à la volonté des mouvements armés, qui  en ont largement donné les preuves, et grâce à la bienveillante médiation de la Libye et du Guide Kadhafi en personne.

N’est-ce pas là un cinglant camouflet au processus de paix à peine amorcé ?

A présent, voilà qu’il nargue la République tout entière dont il attaque les fondements en voulant par la force se tailler une « présidence à vie » ! Encore une fois en abusant de l’autorité de l’Etat comme à son habitude.

Mais cette fois, il encourt le couronnement de son œuvre en suscitant un soulèvement généralisé des forces démocratiques qui va enfin l’emporter, lui tous les « comme lui », fossilisés et rétrogrades qui hantent encore les boulevards de Yantala et la vieille Dame de la place de la Concertation (Assemblée Nationale).

Le FFR ne sera pas en reste de ce mouvement et en appelle à tous les frères des autres fronts pour contribuer avec la dernière énergie à ce TSUNAMI social, en canalisant nos luttes dans ce flot irrépressible car si les problèmes nationaux trouvaient leurs solutions de cette manière, les nôtres se résoudraient naturellement et pour longtemps.

Pourquoi modifier la Constitution pour satisfaire des desseins personnels, alors qu’on refuse de le faire pour résoudre durablement les problèmes d’une composante nationale ?

En effet, mes chers compatriotes, il nous faut voir au-delà du processus de paix, qui n’est en fait qu’une étape dans la consolidation d’une nation, et œuvrer à l’avènement de textes de lois et d’une justice indépendante qui protègeraient les droits des populations face aux dérives politiciennes et  militaires et face au spectre inquiétant de la radioactivité qui menace la santé humaine et animale et l’environnement.

Prenons dès à présent les dispositions que nous imposent les évènements présents pour préfigurer dans notre région la constitution d’une société civile forte et réactive, à la mesure des menaces qui pèsent sur nos droits, notre sécurité et les sources de nos revenus.

Egalement, souvenez-vous que nous avons, tous en chœur, dénoncé le mutisme et la pusillanimité des élus de la région face aux violations massives des droits de nos parents, aux crimes sordides perpétrés par les FAN et aux exactions innommables commises sur nos biens et notre cheptel;

Elus qui se sont tus quand la misère et l’abandon ont jeté sur les routes de l’exil et de l’errance des milliers de jardiniers et éleveurs fuyant villages et campements et tentant de trouver refuge dans la périphérie d’Arlit et d’Agadez.

Eux qui se terraient quand nous dénoncions la désagrégation de l’économie maraîchère, principale mamelle nourricière des habitants de l’Aïr, et l’annexion inexorable des espaces pastoraux du fait de l’occupation minières, d’un côté, et de la remontée vers le nord de populations venant du sud, de l’autre.

Chers compatriotes, nous ne pouvons pas nous permettre de rater cette opportunité que nous offre l’histoire de rentrer de plain-pied dans le processus électoral en cours, avec l’espoir, cette fois-ci, de désigner des élus plus attachés à nos réalités et à nos valeurs et plus à même de défendre nos droits partout cela s’impose et, un jour,  de rendre justice à tous ceux qui ont été brimés et expropriés illégalement.

Autour de nous, que de nations et de peuples sacrifiés sur l’autel des intérêts des Sociétés extractives et des capitaux étrangers.

Nous ne serons pas de ceux-là !

Et nous en faisons ici-même le serment solennel que tout investisseur qui ne respecterait pas le droit des Populations Autochtones et leur milieu naturel sur les terres de nos ancêtres, nous trouvera sur son chemin, et que cela soit considéré comme une mise en garde à l’endroit de tous ceux qui croiraient le terrain conquis et qui pensent pouvoir désigner à la tête de nos Etats des âmes damnées acquises à leur cause.

Ce combat-là est un devoir patriotique, nous le devons aux générations futures car ce qui se profile à l’avenir, et si nous persistons dans la désunion et l’hédonisme, sera, pire que le « génocide par substitution » dont parlait Aimé Césaire : l’extermination pure et simple de notre communauté et de toutes ses traces culturelles.

Aoutchiki KRISKA président du front

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