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Le début de la fin d’une prise d’otage. 4 décembre, 2008

Posté par La Voix des martyrs dans : Non classé , trackback

L’on se souvient du 24 novembre 1999, date de l’élection de Tandja Mamadou à la magistrature suprème du Niger.

L’on se souviendra aussi du 24 novembre 2008 (soit 09 ans après), date de son évacuation vers le Maroc suite à une rupture d’anévrisme.

 L’on se souviendra aussi du 10 novembre 1987, date du décès du Général Seyni Kountché, et qui fut « le début de la fin de la dictature ». 

Le Peuple Nigérien, qui est un Peuple Vaillant, a conquit sa Liberté et sa Démocratie au prix de nombreuses vies estudiantines, d’une lutte syndicale acharnée et sans merci, et s’est retrouvé pris dans un piège dont l’envergure a été négligée jusqu’à ce jour.

 Nul n’aurait prévu que Tandja qu’on croyait patriote serait tenté de rester d’avantage au pouvoir contre l’avis de l’électorat, et en violation de
la Constitution. 

Lorsque Tandja découvrit qu’une protestation naissait quant à sa mauvaise Gouvernance, et quant à la façon dont il a bradé les territoires autochtones du nord Niger, il lança ses chevaux contre le Peuple qui dès lors commença à payer le prix fort : massacres de civils, fosses communes, exécutions sommaires, déportations, emprisonnements massif, prisonniers d’opinions…

Les caisses de l’état sont vidées pour servir un effort de guerre jamais consenti jusque là.

 Jamais le nord de notre Pays n’a accueilli autant de troupes, meurtrières, qui saccagent tout sur leur passage, en tuant et endeuillant des milliers de familles sous le prétexte de la couleur de la peau ou de la différence Culturelle, choses qui faisaient la richesse du Niger. 

Jamais le Niger n’a été aussi pauvre. 

Jamais l’Unité nationale n’a été aussi diminuée.  Le Peuple Nigérien est pris en otage. Aujourd’hui, la prison est une cure, même pour son meilleur allié des « temps durs » Hama Amadou, le serpent se mord la queue. 

Le Niger depuis le 24 novembre 2008 est un avion en « pilotage automatique », car Tandja a concentré tous les pouvoirs de décisions, et en son absence on constate que les langues se délient, que le pays respire. Ainsi, Nouhou Arzika qui hier prétendait pouvoir « exterminer les Touaregs », organise une « ville morte » pour un « président mort » selon lui.

 Arzika, est-il en train de se ranger en prévision d’une « disparition future » de Tandja, s’est-il rendu compte qu’il est temps qu’il revienne à de meilleurs sentiments car son protecteur a fait ses valises ? 

Il ne sera pas seul dans ce cas, car beaucoup ont profité de ce regime pour abuser de leur autorité : Albadé Abouba, Ben Omar, Lamine Zen, Yahaya Dan Daka, Tchanga…  Depuis quelques jours, Tandja est à l’Hôpital militaire de Chengdu en Chine, réputé dans l’implantation d’organes. 

Les médecins Chinois ont pour mission de le « rafistoler » pour qu’il soit prêt pour la fête de
la République le 18 décembre à Tillabéry. 
Depuis l’hôpital de Shengdu, Tandja a pu assister à la mobilisation réussie de
la Société Civile par Nouhou Arzika, au silence complice des  membres du gouvernement qui se défilent devant les journalistes, et SURTOUT à un Peuple Pieux qui prie pour qu’il soit Libéré du joug de
la Dictature. 

En tout état de cause, une chose est sûre, Tandja ne sera plus le même Homme, et toute prolongation de son mandat, ou toute future candidature, ne sera que Follie. Aussi, le Niger ne sera plus le même sans Tandja, il faudra se débarrasser d’une classe politique corrompue, et recoudre le tissu social qui couvrait une Unité Nationale dénudée. C’est le début de la fin. 

Rhissa Ag Boula Commissaire  à la Guerre 

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